Marc Janaszek

Marc Janaszek

Marc Janaszek

Vit et travaille à Roubaix (59)
Hauts de France
FRANCE

E-mail
janaszek.marc@orange.fr

 

BIO
Né en 1980, il vit et travaille à Roubaix.
Après une formation en ébénisterie à l’Institut St Luc de Tournai, il obtient un premier prix en création de mobilier. Il approfondit ensuite son expérience des matières et du travail artisanal en s’orientant vers le design.
La frontière entre objet de consommation et œuvre plastique est parfois mince : sa sensibilité s’incline alors pour l’œuvre. A partir de ce moment : il découvre les matériaux souples, le goût pour l’organique et réalise ses premiers crochets. Depuis, il poursuit ses recherches plastiques, aux influences multiples.

 

EXPOSITIONS  COLLECTIVES
2018 et 2019
Le marché rêvé #4 – Marché d’artiste – Chez Rita – Roubaix (59) FR
Small is beautiful – Le NON-LIEU – Roubaix (59) FR

2017
Dada Rita – Roubaix (59) FR

2007 
Marché d’artiste – Isabelle Jeudy – La ferme des Aulnes – Escaraffles FR

2006 
Installation dans un ancien Carmélite « Luchtkasteel  » – Kain BE
Salon du design – Grand Palais de Lille (59) FR
La nuit de l’architecture de Tournai – Tournai (59) FR

2004 
L’Art dans la ville – Ouverture d’Atelier – Tournai (59 ) FR

2002 
Meuble Ellipse exposé en vitrine de la boutique « Luc Design » –  Lille (59) FR

2001 
Portrait d’ébéniste – Musée de l’hospice Comtesse – Lille (59) FR

 

FORMATION
2006 
Institut St Luc de Tournai, Diplôme Supérieur d’Art Plastiques, Visuels et de L’Espace.                                                                                                                                                                                
Certificat complémentaire de connaissances de gestion, Enseignement Supérieur Artistique

2001 
Certificat de qualification de septième année de spécialisation de L’enseignement Secondaire, spécialisation en création de mobilier ; 1er prix de création.

2000 
Certificat d’enseignement secondaire supérieur
Certificat de qualification de septième année de spécialisation de l’enseignement secondaire, spécialisation en ébénisterie.

1999 
Certificat relatif aux connaissances de gestion de base
Certificat d’étude de sixième année de l’enseignement secondaire professionnel
Certificat de qualification de sixième année de l’enseignement secondaire professionnel, (ébénisterie) 

 

– A l’origine.

« En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. » 
Kafka, La Métamorphose.

Transformation du corps, dialogue intérieur, empêchement face aux contingences, incertitude…
Ces thèmes n’ont plus quittés mon travail après la lecture et la réalisation d’une sculpture originelle illustrant ce texte. 
Kafka touche l’essence des choses, il est radical et sans complaisance, opposant à l’individu organique ce que j’appelle les contingences, l’administratif, la morale,  ce qui est induit dans une société donnée.
Ces contingences je les traduis par un graphisme d’inspiration urbaine.
Les activités humaines engendrent des traces : les travaux de réfections, l’effacement des graffitis, mais aussi l’érosion de ces matériaux produisent des formes particulières. J’essaye d’en faire une écriture qui contraste avec  le corps biologique, comme un contexte géographique de l’individu.

– Aux confluences.

Rassemblées sous le terme,  « Métamec », (référence à un texte de Léo Ferré), ces sculptures font intervenir des notions d’incertitude, d’abstraction, de magie.  
Méta pour métamorphose mais aussi pour métaphysique. Le végétal participe à cet état : comme ces graines placées à l’intérieur des corps induisant une potentialité de vie, ou ces patates douces coulées en béton, utilisant un matériau urbain pour des pièces aux allures de fétiche.
Une dimension primitive qui opère avec la volonté de montrer une introspection, accentuée par l’œil comme attribut, pour figurer un moment, un instant précis.
Ce moment, on le rencontre souvent, dans les lieux d’affluence, les gares, c’est ce temps, où un individu, les yeux vides, semble absent au monde, seul parmi les autres, un regard en transe, en transition… J’aimerais  toucher cette interruption de l’éveil. 

-L’occurrence.

Ces réflexions n’existent pas lors du travail : je ne conceptualise pas, comme un jeu de cause à effet, une chose en engendre une autre et se complexifie.
C’est le regard en arrière qui me fait prendre conscience du cheminement et des influences.
Souvent j’attaque une pièce sans dessein, je crochète en rond, augmentant ou diminuant mes points en fonction de l’avancée, comme si la sculpture s’autodéterminait et choisissait son corps, son visage. Je suis surpris par ce que j’obtiens.