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Lou Roy

EXPOSITIONS COLLECTIVES

2019

Dentelle etc – Cité de la mode et de la dentelle – Calais (62)

2018

Contextile – Collectif Fiber Art Fever !- Palacete Santiago – Guimaraes – PT

Living Laces – Commissariat de Martine Bruggeman – Congrès international de la dentelle – Hall d’exposition du Beffroi – Bruges – BE

Désirs souples, figures molles – Commissariat de Lucie Camous – Shakirail – Paris (75)

CRAC– 16ème Biennale des arts actuels – Maison des arts plastiques – Champigny-sur-Marne (94)

Où se cachent les montres ? – Commissariat Lucie Camous – 59 Rivoli – Paris (75)

2017

En corps – Galerie Frontières – Lille Hellemmes (59) / Centre Culturel de Comines – BE

Petit panorama de l’art textile contemporain – Collectif Fiber Art Fever !- La Ferme d’en hau – Villeneuve d’Ascq (59)

2016

Le petit marché de l’art – Galerie Rayon Vert – Nantes (44)

Dans les bois – Atelier 2 – Villeneuve d’Asq (59)

Miniartextil : To weaves Dream – Exposition itinérante : Chiesa di San Francesco / Como IT / Montrouge FR – Venise IT

World of Threads Festival – Galleries at Queen Elizabeth Park Community & Cultural Centre – Oakville – CA

Desseins de modes – Musée de l’antique de Saint-Raymond – Toulouse (31)

Artnimal – La Nef -Le Noirmont CH

Trangressings Traditions – Schweinfurth Memorial Art Center – Auburn – NY – USA

Textil Art of Today – Exposition itinérante dans l’Europe de l’Est de 2015 à 2017 , Slovaquie / Pologne / Hongrie / République Tchèque

2015

Artnimal – Tamat – Tournai – BE

2013

Soldes – Pôle culturel Max Jacob – Quimper (29)

2012

Histoire de fils – Cité internationale de la dentelle et de la mode – Calais (62)

Image de soi, image de l’autre – Musée juif de Belgique – Bruxelles – BE

 

 

RÉSIDENCES & CONFÉRENCES

2017

Cooksonia – Festival Détissages – Maison du Lin – Saint Thélo (22)

Fragilités des êtres – Dansoir Karine Saporta – Ouistreham (14)

« Au travers du dessin, mais aussi de techniques textiles telles que la dentelle ou la tapisserie, Lou Roy évoque le corps et tente de le restituer de manière graphique, en développant une écriture organique. La fragilité, qui est au coeur de son travail, s’exprime tant au coeur de ses sujets qu’au travers des pratiques qu’elle met en oeuvre, pratiques exigeant à la fois rigueur et minutie. »
Festival jardins synthétiques, 2016

Le champ de recherche s’oriente autour de la relation entre la pratique du dessin et celle du textile. Je réalise des pièces graphiques ou en volume avec des gestes méticuleux dans le but d’obtenir des formes organiques qui s’inspirent de la complexité des corps. L’aspect répétitif du geste devient alors une métaphore de la vie. Le temps de réalisation entre en contradiction avec l’éphémérité des objets obtenus. La question du corps et de sa fragilité, de sa complexité et de sa part d’étrangeté sont alors au centre des préoccupations plastiques.

Le point de départ de cette réflexion est une recherche autour de la proximité entre l’humain et l’animal. Il s’agit de garder des traces de la vie humaine ou animale en questionnant leur corporalité. L’anatomie devient un champ de recherche et d’expression plastique. J’évoque le corps comme une enveloppe qui serait la manifestation d’une présence vitale. Dessin, photographie et textile permettent de questionner la représentation du corps. Le trait se fait fil, le fil se fait vasculaire. Les corps dévoilent leur intérieur et laissent entrevoir une part de mystère, de doute, d’interrogation. Ils sont cellulaires, fragmentaires et oscillent entre la figuration et l’abstraction. De la suggestion des formes aux éléments répétitifs et expansifs, les corps sont observés puis décortiqués, examinés, scrutés. En réalisant des pièces minutieuses, c’est la complexité de l’anatomie et une certaine fascination pour les systèmes vitaux qui sont représentés. Chaque création est alors un travail de longue haleine devenant l’expression physique d’une présence, le témoignage d’un passage. Le corps s’imprègne du temps et devient une mue, une enveloppe, le reliquat d’une existence.

La répulsion côtoie l’attraction, la violence côtoie la poésie, la vie côtoie la mort, la rudesse côtoie la fragilité… Ainsi, à la lisière des dualités, ce sont des frictions, des incertitudes qui se créent et laissent entrevoir le mystère, la complexité et la poésie des corps.