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Yveline Tropéa

Vit et travaille à Montreuil et à Ouagadougou, Burkina Faso

E-mail
yvelinetropea@yahoo.fr

Site web
www.yvelinetropea.fr

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

2018

Maison Muller Paris

2017

Galerie Schoffel – Paris

2015

Le pavillon du lac – Paris

2012

Maquis motel poissons braises – Institut Français de Ouagadougou – Burkina Faso

2011

Like a virgin – School Gallery – Paris

2009

Vanités – Institut français de Ouagadougou – Burkina Faso

2008

Têtes brodées et broderies sur toile – School Gallery – Paris

2005

Galerie Lefort Openo – Paris

1993

Galerie Manias – Paris

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

2019

Empreintes textiles – Collectif Fiber Art Fever !  – Centre André Malraux – Agen (47)

2018

Biennale Contextil – Collectif Fiber Art Fever !  – Guimareas – Portugal

2015

A l’ombre d’Eros – Commissaire Marie de Paris-Yafil – Bourg en Bresse (01)

2015

Toile de Jouy – Regards contemporains – Jouy en Josas (78)

Art Paris – School Gallery – Paris

Gourmandise – Bourg-en-Bresse (01)

2014

Art Paris – School Gallery – Paris

Héroïne – Commissaire Marie de Paris Yafil – Paris

2013

Au delà de mes rêves – Commissaire Marie de Paris Yafil – Bourg-en Bresse (01)

2012

La nuit des Offrandes – Commissaire Marie de Paris Yafil – Nuit Blanche Paris

Popup gallery – Galerie éphémère – School Gallery – Bruxelles – Belgique

2010

Et si la guirlande de Julie était en laine – Commissaire Yves Sabourin – Domaine National de Rambouillet (78)

Salon Slick Paris – School Gallery – Paris

2009

Salon Show off – Paris  School Gallery

Giardino di Spoerri – exposition dans les jardins de Daniel Spoerri – Seggiano – IT

2008

Galerie Suty – Beauvais (60)

2007

Du trait au buste – Hôtel de ville Aulnay-sous-Bois (93)

2006

Yveline Tropéa /Bernard Pras – Château de Montbron (16)

2003

Métissage – Centre culturel d’Oyonnax (01)

4ème biennale de la gravure – Versailles (78)

2002

L’art d’être bête – Galerie Bruno Delarue – Paris

2001

Banque Dexia – Paris

L’aquagravure – Galerie gm art – Paris

2000

Vitrine Smalto – Paris

Aquagravures – Laurier Dubé – Foire de New York – USA

1999

Le papier c’est la vie – Palais de la découverte -Paris

Figuration critique – Portugal

Musée de la poupée – Château de Josselin (56)

1998

Arts comme elles – Montreuil (93)

Galerie Sylvie Last – Paris

1997

Galerie Samagra – Paris

Galerie Béatrice Soulier – Paris

Galerie Reflex – Amsterdam

1996

Galerie Samagra – Paris

Galerie Olga Vidal -Paris

1993

Galerie Le cercle bleu – Metz (57)

1992

Galerie Reflex – Amsterdam

Yveline Tropéa à La Maison Muller du 8 au 22 novembre
« Dessins libres »

Artiste française d’origine italienne, Yveline Tropéa vit et travaille, depuis de nombreuses années, entre la France et le Burkina Faso. Au cours des années, son travail, profondément imprégné de ses expérience personnelles et de ce mouvement entre les cultures, s’est nourri d’influences diverses, allant des madones italiennes aux planches anatomiques françaises, parentes déjà du dessin libre auquel elle se consacre aujourd’hui, des mythes méditerranéens à l’esthétique publicitaire burkinabé.

C’est encore dans ce mouvement dialectique, entre ici et ailleurs, mais aussi passé et présent, formant une sorte de syncrétisme multidirectionnel, qu’Yveline Tropéa développe, depuis 2010, une pratique de dessin dite « dessin libre » traité dans sa technique privilégiée de perlage.
A la différence des autres œuvres de son corpus, donnant la part belle à une narration et une figuration claires, ses dessins libres se déploient en des compositions autonomes de formes et de contenus, sans autre règle que le glissement ou au contraire la disruption. Un peu à la manière d’une écriture surréaliste, et parfois considéré proche de l’ « art brut », ces dessins libres suivent donc un chemin sans dessein, si ce n’est au gré des associations que produit la main et l’esprit mystique de l’artiste, que la curiosité mena à approcher les rites du vaudou. Elle garde de cette incursion dans ces mondes de magie qui ne sont pas les siens, cette manière, dit-elle, de se « mettre en état de réceptivité, d’ouverture, et de liberté », pour cueillir – accueillir –, et transmettre les images.

Le dessin prend ici pourtant une dimension particulière : d’abord couché sur le papier, il se soumet ensuite à tout un processus plastique, qui donne in fine à voir une œuvre à la fois instinctive et travaillée, simple et précieuse, transcendant la pratique même du dessin.

La pratique récurrente de la broderie, et plus encore du perlage, dont l’artiste est devenue experte au fil des ans, tient également de sa manière de croiser les influences et les territoires. Si elle évoque au premier regard une technique décorative oscillant entre une tradition ancestrale et l’ouvrage de dame, cette technique au résultat visuel aussi raffiné que spectaculaire, choisie par l’artiste, manifeste surtout la manière dont elle a su intégrer, s’approprier, et rendre, dans une œuvre personnelle et contemporaine les apports culturels, techniques et esthétiques, de l’Afrique. Ce qui lui a permis, par exemple, de présenter, en 2017, son travail en regard d’œuvres perlées d’anciens artistes Yoruba du Nigéria, à la Galerie Schoffel-De Fabry, galerie historique de l’art premier à Paris.

Yveline Tropéa produit ainsi une œuvre au riche métissage, tant sur le plan plastique que dans l’entremêlement des cultures auxquelles elle emprunte son langage créole, et dans l’apparent chaos de son monde.

Marie Deparais – Yafil